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23 juin 1984 : nuit magique au Vélodrome


La dernière confrontation franco-portugaise dans un grand tournoi international renvoie à deux frappes au goût amer : celle d’André-Pierre Gignac sur le poteau de Rui Patricio dans le temps additionnel de la seconde période de la finale de l'Euro 2016, et celle victorieuse d’Eder, lors de la prolongation, qui a permis au Portugal de remporter son premier titre majeur et, accessoirement, de mettre un terme à une funeste série face à nos Bleus.

Les Français ont battu les Portugais à trois reprises en demi-finale : lors de l’Euro 1984, l’Euro 2000 et de la Coupe du monde 2006. De ces trois grands succès tricolores, le premier reste peut-être le plus fort sur le plan émotionnel. D’abord, parce qu’il a qualifié la France en finale pour la première fois de son histoire. Ensuite, parce qu’il a eu lieu à domicile, dans l’extraordinaire ambiance d’un stade Vélodrome de Marseille incandescent. Enfin, en raison de son scénario à couper le souffle.

Cet Euro 84 concerne huit équipes. Son format prévoit deux groupes de quatre qualifiant chacun deux formations pour les demi-finales. La France a fait carton plein dans la phase de poule (3 matches, 3 victoires) - lire aussi "les Bleus régalent la Beaujoire - et se présente en favori. Portée par Michel Platini, un capitaine au sommet de son art (7 buts en trois matches, dont deux triplés), elle trouve sur sa route une formation portugaise qui a arraché sa qualification à la faveur d’un succès sur la Roumanie (1-0) conjugué à la défaite à la dernière minute de la République Fédérale d’Allemagne contre l’Espagne (0-1).

Le doublé de Domergue

Demi-finalistes malheureux à Séville deux ans plus tôt, les Bleus ne semblent pas embarrassés par la pression. Ils héritent d’un coup franc après une faute sur Platini. Jean-François Domergue, le Toulousain, itularisé en raison de la suspension de Manuel Amoros, entre une première fois en scène. Frappe du gauche dans la lucarne. 1-0 (24e). "J’ai dit : « Je le sens ». Michel, notre capitaine, m’a dit : « Vas-y ». Est-ce que Bento, le gardien portugais, a cru que Michel allait frapper ? On voit qu’il bouge, qu’il anticipe un peu sur sa gauche. J’ai tiré pleine force, extérieur pied gauche, et le ballon est parti dans la lunette (sur la droite du gardien). C’est phénoménal, un moment super", s’est souvenu l’arrière gauche au micro de FFFtv (voir ci-dessous).


Jean Tigana, ici à la lutte avec l'attaquant portugais Jordao, auteur d'un doublé : son dernier coup de rein (119e) fera basculer le sort de ce match fou. (Photo AFP).

Le temps passe, les Bleus sont partagés entre l’envie de doubler la mise - les occasions ne manquent pas - et la volonté de préserver leur but d’avance. Les Portugais finissent par égaliser par Jordao (photo ci-dessus), qui, de la tête, trompe Joël Bats (1-1, 74e). Au cours de la prolongation qui suit, ce même Jordao, à la réception d’un centre de Fernando Chalana, donne même l’avantage à son équipe : le rebond après sa reprise de volée trompe Bats (1-2, 98e).

Les fantômes de Séville et du France-RFA commence à hanter le Vélodrome. "À 1-2, tout semble nous tomber dessus mais on avait le sentiment que c’était le moment de faire quelque chose", se remémore Jean-François Domergue, auteur du but égalisateur (2-2, 114e), à l’affût d’un contre favorable à Yvon Le Roux et d’un relais de Michel Platini. Quatre minutes plus tard, alors que les tirs au but se profilent, Jean Tigana (photo ci-dessus)se lance dans une dernière course folle, transperce la défense portugaise côté droit et adresse un centre en retrait à Michel Platini. En pivot, le numéro 10 ajuste Bento (119e, photo ci-dessous). La France s’impose 3-2, dans une ambiance indescriptible. Elle tient sa finale, contre l’Espagne, qu’elle remportera, quatre jours plus tard, au Parc des Princes.


119e minute, au bout du suspense, Michel Platini donne la victoire aux Bleus (son huitième but personnel dans cet Euro) dans un stade Vélodrome en transe. (Photo AFP).

Le match vu par Jean-François Domergue



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