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Didier Deschamps : "Tout est calé"


"Nous avons passé beaucoup de temps. Tout est calé sur la préparation. Il ne fallait rien laisser au hasard", explique Didier Deschamps. À quelques heures de l’annonce de sa liste des vingt-trois qui l’accompagneront en Russie pour disputer la Coupe du monde 2018 de la FIFA, le sélectionneur a les idées claires et peut se focaliser sur le volet sportif du tournoi.

Superviser et trancher

"Nous avons des informations en interne, que tout le monde n’a pas à l’extérieur"

« J’ai fait des choix au mois de mars mais depuis, deux mois de compétition se sont écoulés. Nous supervisons une bonne cinquantaine de joueurs. On se déplace ponctuellement. On se répartit les matches avec Guy (Stéphan). Franck (Raviot) supervise exclusivement les gardiens. Avec Guy, on regarde une douzaine de matches par week-end chacun, parfois en simultané. Pour la liste définitive, je ne vous cache pas que les choix s’opèrent entre des joueurs qui ont beaucoup, beaucoup de qualités, qui ont réalisé une très belle saison et peuvent présenter des statistiques avec leur club très, très bonnes. Je ne pourrai pas tous les prendre. Je n’ai que vingt-trois places. Il se peut que ça génère des débats, de l’incompréhension. Avec le staff, nous avons des informations en interne que tout le monde n’a pas à l’extérieur, et qui nous conduisent à prendre telle ou telle décision. Ce groupe a un vécu, sur le terrain ou en dehors. Le critère principal est sportif, évidemment. Quand on bâtit une liste, le choix du système compte, par exemple. C’est compliqué de prendre un joueur quand on sait que ce sera très difficile de l’utiliser. Il faut donc anticiper, prévoir un plan B, C voire D. C’est très complexe. Je vais décider. Et j’assumerai mes choix en sachant que je ne ferai pas que des heureux, qu’on me parlera davantage de ceux que je n’ai pas pris et qui auraient mérité d’être là".



Le décalage de la liste du mardi 15 au jeudi 17 mai

"Inconcevable d’avoir une influence sur la préparation de la finale"

« À partir du moment où une finale concerne des internationaux, je ne veux pas avoir d’influence la veille d’un match de ce niveau. C’était pour moi inconcevable. Nous avions l’obligation par la FIFA de livrer une liste de trente-cinq noms lundi (14 mai). Elle peut rester secrète. Au-delà de la date du 17, logique compte tenu de la finale de l’OM contre l’Atlético de Madrid, la liste officielle et définitive pour la FIFA ne sera livrée que le 4 juin. Il peut y avoir, même si je ne l’espère pas, des impondérables. On l’a vu à l’Euro 2016. À nous d’être prêts à tous les cas de figure. C’est dans cet esprit que nous nous sommes préparés »

Le contact avec les joueurs

"J'ai fréquemment les joueurs par téléphone ou par SMS"

"J’ai fréquemment les joueurs par téléphone ou par SMS. Par exemple, dès que j’ai vu la blessure de Laurent Koscielny en direct à la télévision, je lui ai envoyé un SMS en plein match, il m’a répondu à la mi-temps puis on s’est parlé le lendemain. Les médecins, celui des clubs et le nôtre, échangent. Le suivi est régulier. Après, nous cherchons, nous aussi, à avoir le maximum d’informations, pas seulement quand les joueurs sont blessés d’ailleurs. Ça fait partie de la relation humaine. Sans me mêler de ce qui se passe dans leur club, c’est important de garder le contact avec les joueurs".

Se qualifier et former un groupe

"Nous avons su concilier exigence de résultats et intégration des potentiels"

"L’objectif était clair dès le départ : se qualifier directement. Nous avons fini premiers avec quatre points d’avance, alors que tout le monde, au tirage au sort des éliminatoires, s’accordait à reconnaître l’homogénéité de notre groupe avec les Pays-Bas, la Bulgarie et la Suède. Nous sortions d’une finale d’Euro. Nous nous sommes qualifiés tout en nous projetant sur l’avenir. Dès le premier match amical en août 2016 contre l’Italie (victoire 3-1), où Djibril Sidibé et Ousmane Dembélé ont fêté leur première sélection, nous avons su concilier exigence de résultats et intégration des potentiels qui, selon moi, étaient capables d’atteindre le niveau international. D’autres sont arrivés, ensuite. La porte a toujours été ouverte".

Choisir un camp de base

Je n’ai jamais cherché le luxe

Un an avant d’être qualifiés, nous sommes obligés de poser des options car tous nos concurrents agissent ainsi. Notre camp de base (photo ci-dessous) ne figurait pas dans le catalogue de la FIFA. Nous avons un cahier des charges sans exigences démesurées. Je n’ai jamais cherché le luxe. L’important, ce sont les infrastructures pour s’entraîner, récupérer. L’idée, c’est de nous sentir comme chez nous, que nous ayons du plaisir à y retourner. C’est capital. Nous sommes censés y passer beaucoup de temps. Nous avons besoin de tranquillité, de sérénité sans être coupés du monde. La proximité de l’aéroport a compté. En Russie, les distances entre les sites et la circulation peuvent poser problème. Le but c’est d’éviter toute fatigue supplémentaire".



Gérer l’intendance…

"J’ai confiance en tous ceux qui m’entourent. C’est même capital pour moi"

Nous avons fait beaucoup d’allers-retours entre Paris et Istra pour veiller à ce que tout se passe bien. Ensuite, chacun, dans son domaine, est responsable. Par exemple, ce n’est pas moi qui décide s’il faut emporter deux ou trois tables de massage en Russie mais le médecin en relation avec les kinés. J’ai confiance en tous ceux qui m’entourent. C’est même capital pour moi. Nous avons fait en sorte de régler la préparation dans le moindre détail. Ce n’est pas ça qui nous fera marquer ou rater un but. Ces petits détails bout à bout, ils représentent peut-être 1 % dans la balance, mais je veux les avoir en notre faveur. Tout ce que l’on peut maîtriser, je veux que ce soit bien maîtrisé. Avec ces atouts de son côté permet d’affronter les impondérables l’esprit libre, de se concentrer sur la force des adversaires.

…Dans le moindre détail !

"Ne pas avoir la sensation de toujours manger la même chose, c’est important"

"La plus grande part de la nourriture est achetée sur place en Russie. Après, il y a quelques produits spécifiques comme l’huile d’olive, que nous avons l’habitude de consommer en France et que nous emporterons avec nous. Des ingrédients reviennent souvent dans la nutrition des sportifs de haut niveau. Mais avoir des menus diversifiés, ne pas avoir la sensation de toujours manger la même chose, c’est important. Nous avons travaillé avec le chef cuisinier, le médecin et un nutritionniste pour parvenir à ce compromis".

Voir, savoir, voir, savoir…

"Tous les matches de nos adversaires sont supervisés"

"Le tirage au sort est déterminant. Il permet de savoir quand et où l’on joue, contre qui. Je m’appuie aussi beaucoup sur la Direction technique nationale pour effectuer le travail de supervision. Trois observateurs suivent nos adversaires du premier tour (Australie, Pérou, Danemark), un quatrième les adversaires que nous serions susceptibles de rencontrer ensuite. Les matches de nos adversaires en mars ont été supervisés, comme ceux de mai et de juin. Le but, c’est d’avoir un maximum d’informations. Grâce au Service audiovisuel, qui gère également les statistiques, nous disposerons d’une photographie claire sur la saison des vingt-trois convoqués et des réservistes. Ils ont déjà effectué des tests physiques durant la saison. Ils les referont au début de la préparation et on individualisera leur travail, notamment la première semaine. Certains auront besoin de travailler la vitesse, d’autre le volume, d’autres de récupérer. Puis il y aura le travail collectif".

Réfléchir ensemble

"Le séminaire, un moment capital dans la saison"

"J’organise un séminaire par an, en janvier. C’est un moment capital dans la saison. Lors d’un rassemblement, nous sommes concentrés sur les joueurs. Lors du séminaire, nous nous posons toutes les questions dans tous les domaines. C’est un moment propice à l’échange. Nous réfléchissons, tranchons puis avançons dans le même sens. Sur le plan humain, ce rendez-vous permet de mieux nous connaître. J’attends beaucoup des joueurs. Nous devons leur renvoyer une image, c’est d’un staff solidaire, uni, la confiance qui nous relie. Les joueurs sont attentifs à tout. Chaque membre du staff se doit de donner le tempo. On peut ne pas être d’accord, avoir des responsabilités différentes mais on est là pour vous, pour aller ensemble le plus loin possible".

Grégory Dupont, le petit nouveau

"Il a beaucoup travaillé avec les nouvelles technologies"

"Ce n’est pas que je n’étais pas content d’Éric Bédouet (présent à la Coupe du monde 2014 et à l’Euro 2016), au contraire. Mais il officie à Bordeaux et était moins disponible que Grégory (photo), qui a été engagé par la Fédération à plein temps pour superviser le secteur performance. Il a beaucoup travaillé sur les nouvelles technologies, l’utilisation des GPS par exemple. Il faut pouvoir les utiliser. Grégory peut aller dans les clubs, pour échanger avec les préparateurs physiques ou aller au contact des joueurs pour savoir ce qui est prévu dans le contenu des séances quand un joueur revient de blessure par exemple. Ce lien marche aussi dans l’autre sens. Quand les joueurs sont avec nous, les clubs peuvent savoir comment ils travaillent".  



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