Mon corner
Like, Partage, Retweet :  +5 points

Loïc AMISSE : « J’ai tout connu à Nantes ! »

Il est arrivé à Nantes en 1968… il y est toujours ! L’ailier gauche emblématique des années 80 n’a quitté sa Jonelière qu’une année en fin de carrière pour finir à Angers, une autre pour prendre les rênes du RC Orvault au niveau amateur. Avant, entre temps et depuis, il a toujours fait corps avec un club où il aura joué vingt-deux saisons, et entraîné sept saisons, soit trois décennies. Plus que la moitié de sa vie (il a 61 ans). Suffisamment pour être une légende… en fin de contrat en juin prochain.

M. Amisse, votre parcours de footballeur et d’éducateur a été essentiellement professionnel. Vous n’avez vécu qu’une expérience au niveau amateur au RC Orvault (2009-2010), quel souvenir en gardez-vous ?

Un peu mitigé car je m’attendais à trouver plus d’éléments cherchant à progresser, à apprendre. Je me suis aperçu que ça manquait de sérieux. J’en ai été un peu frustré mais en même temps il était intéressant de découvrir ce milieu, de se rendre compte de cette réalité là. Mais disons que si c’était à refaire, j’agirais différemment.

Seriez-vous prêt à replonger dans le milieu amateur ?

Dans l’immédiat, je suis très bien dans ce rôle d’adjoint auprès de Michel (Der Zakarian) et Bruno (Baronchelli), dans le staff du groupe professionnel du FC Nantes. Mais je sais aussi que je suis en fin de contrat en juin prochain. Pour le moment, rien n’a été décidé et je ne sais pas si on me renouvellera ou pas. Mais le cas échéant je serai prêt à retenter une autre expérience, pourquoi pas…

Vous avez tout connu à Nantes, en fil rouge de ses trente dernières années, joueur ou entraîneur. Comment avez-vous vécu tous les changements subis par le club ?

Depuis mes années de joueurs, pas mal de choses ont changé effectivement. Il a fallu s’adapter, vivre avec son temps, faire avec des entraîneurs qui arrivaient de l’extérieur et fonctionnaient différemment. Forcément, avec le temps, le club a perdu ce qui faisait son originalité, ses caractéristiques dans le jeu et la formation. J’ai connu la descente en L2, la remontée et l’arrivée de M. Kita. Au début, il a eu du mal à imposer ses idées, à trouver ses repères aussi. Mais aujourd’hui on peut dire que le club s’est stabilisé et a trouvé le bon équilibre. Tellement qu’on commence à retrouver des valeurs qui faisaient sa force, un état d’esprit plus compétitif.

Sans toutefois retrouver la même flamme du jeu à la nantaise !

Tout ça dépend de la qualité des joueurs, d’un contexte qu’il sera maintenant difficile de reproduire. Mais le fonctionnement du club est plus sain et je trouve que depuis quatre ou cinq ans il évolue dans le bon sens. 

« CE FUT UNE BELLE SAISON… AVANT UN GRAND DESARROI CAR SIX MOIS APRES JE NE FAISAIS PLUS PARTIE DU CLUB »

Etes-vous très nostalgique des années Vincent, Suaudeau, Denoueix ?

Oui, qui ne le serait pas… Il est évident que le club a perdu pas mal de temps avant de trouver un nouveau créneau pour avancer, une autre identité. On avait clairement perdu le fil… et dans ces cas là il est difficile de le retrouver. 

Vous avez participé à cette quête, en entraîneur en chef, entre juillet 2003 et décembre 2004 avant d’être limogé par le président Gripond. Que retenez-vous de cette expérience ?

Beaucoup de fierté d’avoir été à la tête de l’équipe et d’avoir fait un beau parcours puisque nous avions fini sixième en Ligue 1, finaliste de la coupe de la Ligue et demi-finaliste de la coupe de France. Ce fut une belle saison… avant un grand désarroi. Six mois après, je ne faisais plus partie du club. 

Malgré ça, vous n’avez jamais rebondi ailleurs, revenant sur vos pas cinq ans après. Pourquoi ? Parce que vous êtes trop catalogué « canari » à vie ?

J’ai eu des contacts, et ça avait failli se faire avec Niort. On a tous une identité, une image. La mienne est forcément nantaise. Je ne sais si ça peut tout expliquer. 

Le foot a beaucoup évolué depuis vingt ans, vous y reconnaissez-vous toujours ?

Les mentalités ne sont plus du tout les mêmes mais il ne faut pas tout rejeter, être capable de vivre au présent, de s’adapter, même si c’est parfois difficile, c’est vrai. Il faut être à l’écoute des jeunes, et apporter sa personnalité, son vécu, pour gérer un groupe.

Avec les années, n’avez-vous pas perdu votre enthousiasme devant le spectacle qu’offre le football parfois au plus haut niveau ?

Non, parce que j’ai toujours conservé l’âme du joueur que j’étais. Je suis obligé, dans le cadre de mes fonctions, de regarder et d’analyser beaucoup de matchs de L1 et de L2, mais je parviens encore à prendre du plaisir à le faire. Parce qu’on y découvre toujours des bons joueurs, qu’on y trouve matière à s’enthousiasmer. Je ne les regarde pas tous à la télé mais un bon match de Ligue des Champions, ça reste un sacré spectacle. 

« MÊME CHEZ LES JEUNES, POUR AVOIR LES PREMIERS CHOIX CELA NECESSITE DES INVESTISSEMENTS FINANCIERS QUE NOUS NE POUVONS PAS FAIRE » 

Le centre de formation du FC Nantes a longtemps été une référence. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, pourquoi ?

Parce que la concurrence est plus forte tout simplement. Dans les années 70-80, le club était précurseur et luttait avec une philosophie avant gardiste face à deux ou trois autres clubs français. Aujourd’hui, tous les clubs de L1 et de L2, plus tous les meilleurs clubs européens, sont sur le même créneau. Donc nous avons rarement le premier choix. Même chez les jeunes, cela nécessite des investissements financiers que nous ne pouvons pas assumer.

Quel est le meilleur joueur que vous avez vu passer au centre lorsque vous en étiez le responsable ?

Jérémy Toulalan, Eric Djemba Djemba… et tant d’autres qui ont fait des carrières en L1 ou L2, ce qui reste déjà des réussites. 

Et parmi vos anciens coéquipiers, lesquels étaient les plus forts ?

A Nantes, beaucoup d’individualités sont passées mais le collectif a toujours été au dessus de tout. Malgré ça, certains comme Henri Michel, un sacré personnage, José Touré ou Vahid Halilhodzic avaient quelque chose de plus que les autres.

Peut-on rêver revoir le FC Nantes au sommet du foot français ?

Il y a eu régulièrement des équipes au top, des cycles, notre génération, celle d'avant, celle des Pedros, Carrière ensuite… on travaille pour qu’une autre émerge à nouveau en sachant que tant que le PSG aura autant de moyens il sera impossible de rivaliser. Nous devons aujourd’hui copier ce que réalise un club comme Lyon avec un centre de formation performant, qui alimente en nombre les pros, avec quatre ou cinq recrues très ciblées trous les ans. 

Et dans votre parcours de joueurs, avez-vous des regrets ?

Celui de ne jamais avoir participé à une Coupe du monde. J’aurais pu en 1978 ou 1982 surtout sans des blessures qui m’en ont privé, et des choix de coach qu’on a du mal à comprendre quand on est joueur et qu’on comprend mieux lorsqu’on passe de l’autre côté. 

Raconté par :
L'équipe #CôtéFoot
[[item.timestamp*1000 | date:'dd/MM/yyyy - HH:mm:ss' ]]
author_pict
[[ item.author.name ]]
[[item.author.score | grade]]

[[item.author.score]] pts

[[item.body]]

Commentaire modéré

Mon corner
Like, Partage, Retweet :  +5 points

Social
Hub

0
feeds en live

Playzone

Bientôt disponible

Services


CRÉDIT AGRICOLE, PARTENAIRE DE TOUS LES FOOTBALLS

Depuis 2010, nous sommes le partenaire majeur et exclusif dans le domaine banque et assurance de la Fédération Française de Football.

Car nous sommes la banque leader en France, nous accompagnons naturellement le sport préféré des français. Nous croyons en notre engagement aux côtés de tous les footballers… et de ceux qui les encouragent : du football amateur, socle historique de son engagement (1974), jusqu’aux Equipes de France en passant par les Coupes, de France et Gambardella – Crédit Agricole.

Manifeste
picto cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêts, partager les contenus sur les réseaux sociaux et réaliser des statistiques. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies cliquez ici.